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Un blog de bordeaux.fr

15/07/2014

L'eau, source de vie

flyer-conf l'eau_Page_1.jpgMardi 8 juillet 2014, la Maison écocitoyenne a accueilli la conférence de Gilles Bœuf « L'eau, la molécule oubliée de la biodiversité ? » organisée dans le cadre du Théâtre de la Science de Cap Sciences. Entre crabe chinois, bactéries, Alzheimer et surpêche, le célèbre biologiste a décortiqué la biodiversité et l'importance de l'eau.

« La vie, c'est l'eau ». Gilles Bœuf l'a rappelé plusieurs fois : cette petite molécule est présente dans tous les êtres vivants, des bactéries de nos intestins jusqu'à la graine de datte en passant par le papillon et les cellules humaines. Durant la conférence, le président du Muséum National d’Histoire Naturelle a décrypté la biodiversité, cette part vivante de la nature, et sa dépendance à l'eau. Études scientifiques, photos et anecdotes personnelles ont transporté les 50 spectateurs jusqu'à la naissance du système solaire, le fromage, la migration des saumons, et même les animaux les plus laids ! Car la biodiversité est un sujet complexe, qui rassemble de nombreuses thématiques : écologie, géographie, histoire, économie, sociologie...

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Entre 50% et 90% des grands poissons ont été pêchés en 15 ans

Il touche aussi aux sujets sensibles d'actualité, comme l'accessibilité des ressources et la baisse de la biodiversité. « L'homme consomme plus de 50% de l'eau accessible sur la planète, et l'agriculture c'est 80% du gaspillage de l'eau. Entre 50% et 90% des grands poissons ont été pêchés en 15 ans. » Par ces constats, Gilles Bœuf a soulevé le manque de prise de conscience des différentes parties prenantes sur l’urgence d’agir ainsi que la difficulté d'intégrer des projets à long terme dans des mandats de quelques années. Captivé pendant plus d'1h30, le public a ensuite engagé questions et témoignages, continuant l'échange au delà des murs de la Maison écocitoyenne.

Article rédigé par Nina Schretr

18/06/2014

Bordeaux entre dans le mouvement "Transition" !

Bx en transition.JPGLe 6 juin dernier, Boris Cousin et Florent Roulland de Bordeaux en transition, mouvement apolitique d’entraide et de relance économique locale a animé une projection débat à la Maison écocitoyenne.

Le film, In transition 2.0, a montré que, pour sortir du chaos climatique et de la crise économique dans lesquels nous sommes, le monde a besoin d’une transition organisée.
C’est pourquoi, dans 44 pays, il y a aujourd'hui plus de 1 100 initiatives dans le réseau international de la Transition. Pour le moment, le mouvement bordelais est en phase de naissance. Boris et Florent organisent, dans différents lieux de la Ville des projections débats afin de rassembler le plus de personnes autour de ce projet.

La « transition », qu’est-ce que c’est ?

in-transition2.0.jpgLe mouvement de Transition est né en Angleterre en septembre 2006 dans la petite ville de Totnes. Il consiste à inciter les citoyens d’un territoire (village, commune, ville ou quartier d’une ville) à prendre conscience du changement climatique et de ses profondes conséquences. Le mouvement prône l’urgence de s’y préparer en mettant en place des solutions locales pour réduire ses émissions de CO2 et sa consommation d’énergie d’origine fossile mais aussi pour intensifier les liens entre habitants et acteurs économiques locaux.

Chaque groupe de chaque territoire mettra en place des solutions adaptées à la conjoncture économique et sociale locale. Il n’y a pas de réponse toute faite.

Dans le film In transition 2.0, différentes actions sont présentées :

-    création de marchés locaux
-    travaux de la ville
-    jardins partagés
-    entraide intergénérationnelle
-    épiceries collaboratives
-    monnaie locale

Finalement, on se rend compte que la « transition » ressemble plus à une grande fête qu’à un mouvement protestataire. Dans l’agglomération bordelaise, différents mouvements de ce type existent déjà, notamment à Libourne ou à Saint Médard en Jalles.

Si vous souhaitez vous rassembler autour du projet de Boris et Florent pour la Ville de Bordeaux, n’hésitez pas à les contacter : contact@bordeaux-transition.org

23/04/2014

« Demain mangerons-nous des insectes ? »

Insects-are-a-far-more-su-009.jpgLors de la semaine du développement durable sur le thème « Consommer autrement », la Maison écocitoyenne a proposé un autre regard sur la thématique de son exposition temporaire. Si « Cherchez la p’tite bête » propose photos et anecdotes sur les insectes, nous avons aussi posé la question de les manger… ou pas ! Entre curiosité et dégoût, réticences et questions de société, une cinquantaine de curieux sont venus faire le point avec deux experts du sujet.

Jean-Marc Gancille est président de l’association Darwin Bugs qui promeut la consommation d’insectes comme alternative à d’autres sources d’alimentation.

Maxime Pigeon est ingénieur chez Micronutris, PME de 8 salariés qui expérimente l’élevage d’insectes à Toulouse.

Quelques chiffres pour démarrer

- 2 milliards de personnes mangent des insectes dans le monde.
- 1.900 espèces d’insectes sont consommées par l’Homme.
- Il faut 2 kilos de nourriture pour produire 1 kilo de viande d’insecte et 8 kilos de nourriture pour produire 1 kilo de bœuf.
- 90% de la production d’insectes est convertie en aliments. Il y a un faible taux de GES.

Darwin bugs, susciter le débat

L’objectif de l’association Darwin Bugs est de « bidouiller autour des insectes » : poser des questions, promouvoir un nouvel imaginaire de consommation, faire des expérimentations, tester des recettes…

Dans les futurs restaurant et épicerie de Darwin, il sera possible d’en manger sous diverses formes. Mais la consommation d’insectes reste pour le moment une curiosité plus qu’une véritable nécessité.

Micronutris, élever des insectes à grande échelle

Micronutris produit une tonne d’insectes par mois. Deux espèces ont été sélectionnées : les vers de farine et les grillons. La recherche s’est faite sur 11 espèces mais ces deux-là ont démontré leur efficacité. Elles sont françaises, comestibles, riches en nutriments et protéines. Les vers de farine apportent autant d’Oméga 3 que le saumon et le grillon a 3 fois plus de protéines que le bœuf !

« Élever des insectes est un travail de titan » reconnaît Maxime Pigeon. Comme les insectes fixent les pesticides, ils ne doivent manger que des céréales et des légumes bio. Un partenariat existe avec quelques maraîchers de Toulouse pour récupérer les invendus. 
Vers de farine et grillons vivent dans deux entrepôts différents, dans des conditions d’hygrométrie et de chaleur constantes. Comme pour le bétail, les services vétérinaires surveillent constamment la culture des insectes.

La production de Micronutris s’écoule chez les particuliers (achat sur le web) et les professionnels (chocolatiers, pâtissiers, qui décorent leurs créations avec des insectes déshydratés). Une partie de l'élevage est dédiée à la recherche de nouveaux produits. La société est notamment en cours de création d’une barre de céréales hyperprotéinées.

La PME s’impose quelques règles de base comme de refuser les importations. Cela pour rester en cohérence avec le souhait de diminuer les gaz à effet de serre et ne pas provoquer de hausse des prix dans les pays qui produisent des insectes depuis toujours.

Les insectes, futur de notre alimentation ?

Le débat s’est clôturé par une dégustation de vers de farine grillés et épicés, et de biscuits sablés à la farine d’insectes. Les participants ont joyeusement croqué dedans, certains allant jusqu’à trouver cela délicieux !

A priori, nous ne remplacerons pas la viande par des insectes demain. Les cultures qui mangent des insectes continueront à le faire mais dans nos sociétés occidentales, le chemin est encore long. En revanche, c’est une alternative intéressante aux farines animales et au soja pour l’alimentation du bétail. La culture des insectes est certes coûteuse mais elle ne nécessite pas de grands espaces et génère peu de gaz à effet de serre. La dynamique est lancée, la recherche continue…

04/04/2014

Cannabis : menaces sur la santé. Les réponses des scientifiques.

Après « Architecture & DD », « Qualité de l’air » et « Transition énergétique », la Maison écocitoyenne lance un nouveau cycle de conférences « Science et Développement Durable », en partenariat avec l’Inserm dans le cadre de son 50ème anniversaire. Quatre conférences sont programmées pour l’année 2014.


L’objectif de chaque conférence est de mettre en lumière les apports concrets de la science à la transition environnementale et sociétale. Pour chaque thème, un chercheur présente les avancées scientifiques dans son domaine d’études face à un spécialiste travaillant sur le terrain (sociologue, psychiatre, agriculteur, industriel…).

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« Cannabis : menaces sur la santé. Les réponses des scientifiques. » C’est le thème choisi pour ouvrir ce cycle de conférences ce mardi 8 avril à l’Athénée Municipal.
 
L’addiction au cannabis concerne plus de 20 millions de personnes dans le monde et un peu plus d’un demi-million de personnes en France. Elle est devenue ces dernières années l’un des premiers motifs de consultation dans les centres spécialisés dans le soin des addictions. De plus, la consommation de cannabis concerne principalement une population particulièrement fragile aux effets néfastes de cette drogue : les 16-24 ans, dont 30% en consomment.


Pour débattre de ce sujet :

- le professeur Pier Vincenzo Piazza, directeur du Neurocentre Magendie de Bordeaux, centre Inserm multidisciplinaire consacré aux neurosciences. Il vient  de découvrir qu’une molécule produite par le cerveau, la prégnénolone, constitue un mécanisme naturel de défense contre les effets néfastes du cannabis chez l’animal. Cette découverte est un espoir pour la mise au point d’un médicament capable de lutter contre cette addiction. 

- le professeur Xavier Pommereau, psychiatre bordelais, spécialiste de l'adolescence en difficulté. Il est l'un des pionniers de la prévention du suicide chez les jeunes en France, et a ouvert il y a vingt ans la première unité hospitalière spécifiquement dédiée aux jeunes suicidaires. Il a également créé en 2000 une unité spécialisée dans la prise en charge des jeunes souffrant de troubles des conduites alimentaires (TCA). Le Pr Pommereau dirige aujourd’hui le Pôle Aquitain de l'adolescent au centre Abadie (CHU de Bordeaux).
 
Ce débat sera animé par Didier Dubrana, responsable de la communication à l’Inserm Aquitaine-Poitou-Charentes.


Mardi 8 avril de 20h à 22h à l’Athénée Municipal, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux.
Entrée libre et gratuite sous réserve des places disponibles.

 

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Vous pouvez noter dès à présent les prochaines conférences :

- Pesticides / Alimentation : « Comment les polluants s’invitent dans les chaînes alimentaires ? Réponses épidémiologiques. » Jeudi 26 juin à 18h30 à la Maison écocitoyenne,

- Nutrition / Santé : « Rétablir les équilibres énergétiques ? Des pistes dans la lutte contre l’obésité. » Jeudi 18 septembre à 18h30 à l’Athénée Municipal,

- Ecotoxicologie : Entre écologie et toxicologie, prévenir les effets des pollutions pour une meilleure santé. Jeudi 6 novembre à 18h30 à la Maison écocitoyenne.

27/11/2013

Une semaine très vélo !

tatouage-velo.jpgPlus que quelques jours pour visiter l'exposition Dans la famille écomobile... à la Maison écocitoyenne de Bordeaux !
Mais avant de tourner définitivement cette page, nous vous proposons cette semaine toute une série d'animations autour du vélo :

Portland sur Garonne, avec l'association Vélophonie

Projection du film "Portland, bobo, bio, vélo" réalisé par Vladimir Vasak pour Arte. Portland/Bordeaux, si loin et pourtant si proches...

Portland, principale ville de l'Etat de l'Oregon, est elle en train de devenir la ville la plus "tendance" aux Etats-Unis ? Considérée à la fois comme la ville la plus européenne et la plus cyclable des USA, elle n'a pas fini de surprendre. Dès les années 90, un réseau de tramway a été reconstruit, le vélo est à l'honneur, la voiture est bannie du centre ville, la nourriture bio et locale s'est considérablement développée tout comme les écoquartiers... Un tableau idyllique avec un certain revers : une tendance à la boboïsation du centre ville...

Ce reportage sera suivi d'un débat en présence du réalisateur.

Jeudi 28 novembre à 18h30

 

A vélo les minots ! avec l'association Vélo-Cité.

Sur le parvis de la Maison écocitoyenne, des animations dédiées aux 8 - 12 ans pour améliorer sa pratique du vélo et sa sécurité : parcours ludique, plateau de maniabilité, jeux pour connaître la sécurité de son vélo, sensibilisation au Code de la route...

Dimanche 1er décembre de 14h30 à 16h30 sur le parvis de la Maison écocitoyenne. Gratuit, en accès libre.

Diplôme du cycliste citoyen avec La Maison du vélo

Un moyen amusant de sensibiliser petits et grands à la pratique du vélo. Petit frère cycliste du permis de conduire, sans en avoir la valeur légale, ce diplôme est gratuit. Rendez-vous sur le stand de la Maison du vélo pour remplir un questionnaire. Vous pourrez ensuite recevoir le diplôme assorti d’accessoires pour être visibles : gilets, brassards réfléchissants...

Dimanche 1er décembre de 14h à 18h à l'intérieur de la Maison écocitoyenne

 

Quiz sur la sécurité routière en ville avec Droits du piéton

En 11 questions, testez vos connaissances et celles de vos enfants sur les dangers de la route et les bons gestes à adopter pour se promener en toute sécurité. Le quiz est un point de départ pour dialoguer autour de ce sujet qui nous concerne tous !

Dimanche 1er décembre de 14h à 18h à l'intérieur de la Maison écocitoyenne

Profitez de toutes ces animations pour visiter notre expo avec des portraits de Bordelais qui se déplacent autrement, des vélos étonnants et des objets pratiques pour faciliter le quotidien des écomobiles !

 

Renseignements : par téléphone au 05 24 57 65 20, ou par courriel | Mentions légales