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Un blog de bordeaux.fr

09/05/2014

Les amis de la Maison écocitoyenne – Belle Campagne

Belle campagne.jpgUne rencontre, des expériences

Ce sont les souvenirs des repas de famille à la campagne qui ont motivé Adrien Bucquet et Manuel Dagens à ouvrir Belle Campagne, restaurant / bistrot à la cuisine engagée. Situé au cœur du quartier Saint Pierre, ce restaurant locavore ne sert que des plats frais et de saison.

Les deux associés s’approvisionnent directement chez des producteurs locaux sélectionnés, situés à moins de 250 km du restaurant. Gage de qualité et de fraîcheur des assiettes servies. La Maison écocitoyenne en est très friande !

Belle campagne - producteurs.jpg


La carte est donc amenée à changer selon les saisons et les arrivages. Elle est consultable sur le site de l’établissement.

Un lieu de passage et de partage

Les jeunes restaurateurs ont réussi leur pari : en plus d’être un restaurant, Belle Campagne est un lieu de culture et de rencontres.

Des expos et vernissages de photos et d’affiches, concerts, disco soupes ou encore apéros écolos ont su charmer le public et les habitués de Belle Campagne.

Le locavorisme ; du resto à nos frigos

Face au succès de Belle Campagne, Adrien et Manuel ont ouvert le 18 mars dernier, une épicerie locavore située juste en face du restaurant. Et ça marche !

Contact

Belle Campagne
15, rue des Bahutiers
33000 Bordeaux


Réservations

05 56 81 16 51
Mardi - Samedi : 18h - 01h00
Dimanche : 10h - 15h

29/04/2014

Pour faire des économies d'énergie, isolez votre logement

Du 1er décembre 2013 au 30 avril 2014, 70 familles bordelaises réunies en 10 équipes sur l’ensemble des quartiers de Bordeaux se sont engagées à réduire d’au moins 8% leur consommation d’énergie dans le cadre du défi des Familles à énergie positive. Pour faire le point sur leurs avancées et partager leurs astuces, les équipes se rencontrent régulièrement lors d’ateliers thématiques.

Dernière en date, une réunion d’information sur le thème de l’isolation dans nos maisons. Le conseiller de l’Espace Info Energie, Aurélien Dejean, a répondu aux interrogations des participants et donné quelques astuces pour mieux isoler sa maison.

Les pertes de chaleur d'une maison non isolée Maison écocitoyenne de Bordeaux


Trois idées principales ressortent de la rencontre :

-    Les parois vitrées de nos maisons représentent 10 à 15% de contact avec l'extérieur. Les personnes habitant des logements équipés en simple vitrage peuvent installer des rideaux épais et/ou des volets à toutes les fenêtres des pièces chauffées. Il faut aussi faire attention à ne pas couvrir les radiateurs, leur performance risque d’être amoindrie.

-    La toiture représente, pour sa part, 25 à 30% de contact avec l'extérieur. Si le toit est mal isolé, cela représente une perte thermique très importante. Pour connaître le niveau d'isolation de votre logement, découvrez la thermographie aérienne de la ville de Bordeaux (disponible sur bordeaux.fr).

-    Il faut penser à l’étanchéité des fenêtres, portes-fenêtres et portes. Les joints de calfeutrage ou boudins de porte sont un bon moyen de se préserver d’une mauvaise isolation. Pour les maisons ayant une cheminée, ne pas oublier de fermer la trappe lorsqu’elle n’est pas utilisée.


Le défi des Familles à énergie positive se termine le 30 avril. Une ultime rencontre conviviale réunira l’ensemble des familles participantes fin juin. Événement  pendant lequel l’équipe qui aura réalisé le meilleur score (baisse la plus importante de sa consommation d’énergie) sera récompensée et félicitée par le maire de Bordeaux !

L’expérience sera renouvelée dès décembre prochain. Si vous souhaitez participer à l’aventure, vous pouvez avoir plus d’informations et vous inscrire par mail sur faep@mairie-bordeaux.fr

23/04/2014

« Demain mangerons-nous des insectes ? »

Insects-are-a-far-more-su-009.jpgLors de la semaine du développement durable sur le thème « Consommer autrement », la Maison écocitoyenne a proposé un autre regard sur la thématique de son exposition temporaire. Si « Cherchez la p’tite bête » propose photos et anecdotes sur les insectes, nous avons aussi posé la question de les manger… ou pas ! Entre curiosité et dégoût, réticences et questions de société, une cinquantaine de curieux sont venus faire le point avec deux experts du sujet.

Jean-Marc Gancille est président de l’association Darwin Bugs qui promeut la consommation d’insectes comme alternative à d’autres sources d’alimentation.

Maxime Pigeon est ingénieur chez Micronutris, PME de 8 salariés qui expérimente l’élevage d’insectes à Toulouse.

Quelques chiffres pour démarrer

- 2 milliards de personnes mangent des insectes dans le monde.
- 1.900 espèces d’insectes sont consommées par l’Homme.
- Il faut 2 kilos de nourriture pour produire 1 kilo de viande d’insecte et 8 kilos de nourriture pour produire 1 kilo de bœuf.
- 90% de la production d’insectes est convertie en aliments. Il y a un faible taux de GES.

Darwin bugs, susciter le débat

L’objectif de l’association Darwin Bugs est de « bidouiller autour des insectes » : poser des questions, promouvoir un nouvel imaginaire de consommation, faire des expérimentations, tester des recettes…

Dans les futurs restaurant et épicerie de Darwin, il sera possible d’en manger sous diverses formes. Mais la consommation d’insectes reste pour le moment une curiosité plus qu’une véritable nécessité.

Micronutris, élever des insectes à grande échelle

Micronutris produit une tonne d’insectes par mois. Deux espèces ont été sélectionnées : les vers de farine et les grillons. La recherche s’est faite sur 11 espèces mais ces deux-là ont démontré leur efficacité. Elles sont françaises, comestibles, riches en nutriments et protéines. Les vers de farine apportent autant d’Oméga 3 que le saumon et le grillon a 3 fois plus de protéines que le bœuf !

« Élever des insectes est un travail de titan » reconnaît Maxime Pigeon. Comme les insectes fixent les pesticides, ils ne doivent manger que des céréales et des légumes bio. Un partenariat existe avec quelques maraîchers de Toulouse pour récupérer les invendus. 
Vers de farine et grillons vivent dans deux entrepôts différents, dans des conditions d’hygrométrie et de chaleur constantes. Comme pour le bétail, les services vétérinaires surveillent constamment la culture des insectes.

La production de Micronutris s’écoule chez les particuliers (achat sur le web) et les professionnels (chocolatiers, pâtissiers, qui décorent leurs créations avec des insectes déshydratés). Une partie de l'élevage est dédiée à la recherche de nouveaux produits. La société est notamment en cours de création d’une barre de céréales hyperprotéinées.

La PME s’impose quelques règles de base comme de refuser les importations. Cela pour rester en cohérence avec le souhait de diminuer les gaz à effet de serre et ne pas provoquer de hausse des prix dans les pays qui produisent des insectes depuis toujours.

Les insectes, futur de notre alimentation ?

Le débat s’est clôturé par une dégustation de vers de farine grillés et épicés, et de biscuits sablés à la farine d’insectes. Les participants ont joyeusement croqué dedans, certains allant jusqu’à trouver cela délicieux !

A priori, nous ne remplacerons pas la viande par des insectes demain. Les cultures qui mangent des insectes continueront à le faire mais dans nos sociétés occidentales, le chemin est encore long. En revanche, c’est une alternative intéressante aux farines animales et au soja pour l’alimentation du bétail. La culture des insectes est certes coûteuse mais elle ne nécessite pas de grands espaces et génère peu de gaz à effet de serre. La dynamique est lancée, la recherche continue…

15/04/2014

Des abeilles hyper branchées sur le toit du CAPC

GARRIGOU Anna - 0123 - Muscari.jpgAprès la Maison écocitoyenne et le Parc Rivière, c’est au tour du CAPC, Musée d'art contemporain de Bordeaux, d’accueillir un rucher sur son toit ! Depuis quelques jours, les abeilles peuvent explorer les alentours botaniques du CAPC et venir butiner les fleurs pollinifères du Jardin des Lumières, le long des quais.

Cette fois, le but n’est pas seulement de protéger les abeilles pour favoriser la biodiversité dans la ville de Bordeaux, mais aussi d’observer le comportement de ces infatigables travailleuses.

En effet, les 400.000 abeilles sont équipées de capteurs de poids, température, d'humidité, des micros et d'un GPS offrant, aux scientifiques et aux apiculteurs, des données précieuses sur leur vie dans les ruches. Le CAPC et l’artiste-apiculteur Pierre Grangé-Pradéras mêlent nature et technologie par un programme spécialement conçu pour ce projet. Toutes les données récoltées seront accessibles, en open source, sur une plateforme web.

Grâce à ce programme, les 5 ruches du CAPC sont monitorées en permanence  pour améliorer leur surveillance afin de sauvegarder les essaims. Une étape de plus dans la connaissance des abeilles, indispensables à la biodiversité !

09/04/2014

Retour sur la balade dans le jardin des Lumières

P1100175.JPGLa balade dans le Jardin des Lumières a réuni, le 1er avril dernier, 20 curieux autour de Daniel, jardinier et chef de secteur des Quais de Bordeaux, Hélène, jardinier et chef d’équipe et Guy, apiculteur. Ensemble, ils ont expliqué la réhabilitation des quais de la rive gauche par l'architecte paysagiste Michel Corajoud et l’importance des insectes pollinisateurs dans la biodiversité.

Un jardin composé de 223 plates-bandes de plantes espacées de 40 centimètres !  Michel Corajoud avait imaginé que les Bordelais, Bordelaises et touristes viennent se promener « sur » le jardin pour s’approcher au plus près des plantes pour les voir et les sentir. En toute saison, le Jardin des Lumières offre cette promenade colorée, parfumée et originale.

Le jardin, entre le miroir d'eau et la place de la Bourse, représente un défi pour les jardiniers qui s’en occupent : l'eau, élément essentiel à la vie des plantes, doit être économisée. C'est pourquoi le sol est paillé au pied des massifs ; la terre reste humide plus longtemps. Déterminée à n'utiliser ni désherbants, ni pesticides dans ses jardins, la Ville s’est engagée dans l’objectif « zéro phyto » (plus d’informations sur bordeaux.fr)
P1100180.JPG
Les 33.000 plantes présentes dans le jardin vivent au rythme des saisons. Ainsi, deux fois par an, à l’automne et au printemps, la moitié des espèces est renouvelée. Celles qui sont enlevées ne sont pas jetées, tout est récupéré ! Soit elles sont transformées en compost, soit elles sont distribuées à d’autres secteurs des quais et plus largement de Bordeaux. Le Jardin des Lumières sert alors de pépinière pour la ville. Tous les déchets issus de la maintenance sont eux aussi réutilisés en compost pour l’entretien de l’espace.

Pour Guy de Saint Albin, apiculteur, il est important d’avoir des plantes pollinifères dans les jardins de ville pour favoriser la présence des abeilles et autres insectes pollinisateurs. Ils favorisent la biodiversité et le maintien de l’écosystème en place.

Ces insectes sont tout aussi indispensables en ville qu’à la campagne puisqu’ils jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes. C’est pourquoi il faut les protéger de la pollution, des maladies et de toute autre attaque extérieure à la ruche.

Des apiculteurs conventionnés et les jardiniers de la ville prennent soin des ruches. On peut en apercevoir deux sur le toit végétalisé de la Maison écocitoyenne. Nous pourrons prochainement goûter le fruit de leur récolte, produit 100% local : le futur « miel des quais » ?

 

Renseignements : par téléphone au 05 24 57 65 20, ou par courriel | Mentions légales