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Un blog de bordeaux.fr

02/08/2017

Jardiner la ville - Nouvelle exposition temporaire

Jardiner la ville-copyright-NBarral-light.jpgA l’occasion de la biennale d'architecture Agora, la Maison écocitoyenne accueille pendant un mois l’exposition Jardiner la ville conçue par la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris.

Tout autour d’une grande maquette manipulable d’un paysage urbain métamorphosé par la nature, cette exposition offre un aperçu des efforts et de l’ingéniosité que déploient les habitants pour rendre leur ville plus «habitable»: jardins partagés, façades végétalisées, jardins sur les toits,  fermes urbaines, aménagement de friches…

Une matériauthèque constituée de pierres, terres et végétation permet à tous les visiteurs de découvrir, voir et toucher les matériaux de la nature utilisés en architecture et en urbanisme. Elle symbolise le lieu ressource dans lequel les architectes en herbe pourront puiser pour végétaliser leur cité idéale.

Poétique et ludique, l’exposition sollicite l’imaginaire tout en anticipant avec réalisme le futur des villes transformées par le végétal.

 

Quelques exemples à découvrir dans l’exposition


* Le cabinet des curiosités animales

La flore et la faune des villes témoignent d’une richesse qui va bien au-delà de ce que beaucoup soupçonnent. On oppose volontiers le monde du bitume et du béton à celui du vert et du vivant.

Cependant les fragments de nature, les friches, les parcs et les jardins publics sont autant d’opportunités pour que s’installent les oiseaux, les insectes, les batraciens et autres bêtes. Des grillons du métro aux faucons crécerelles des tours, la presse nous informe régulièrement : les rivières et les fleuves redeviennent poissonneux, on rencontre des renards dans les rues, on fabrique du miel sur les toits et dans les jardins, le soir on aperçoit les vols des pipistrelles et des grands paons de nuit. Présenté sous la forme d’un journal écrit pas les animaux eux-mêmes, ce cabinet des curiosités animales témoigne, à travers rubrique des faits divers, chronique judiciaire, nécrologie, carnet rose, courrier des lecteurs (...) du quotidien urbain du peuple du ciel, de l’herbe et autres habitants des fleuves et des murailles.

 

* La Matériauthèque

Une matériauthèque constituée de pierres, de terres provenant de différentes régions françaises et d’un herbier revisité, permet de découvrir, voir et toucher les matériaux de la nature utilisés en architecture et en urbanisme. Elle symbolise aussi le lieu ressource dans lequel les architectes en herbe viennent puiser en atelier pour métamorphoser leur cité imaginaire.

 

* Le plateau paysage

En atelier, l’occasion est offerte à tous de se transformer en jardinier urbain et de construire un quartier, où espace bâti et espace vert s’équilibrent. Dans ce nouveau paysage les ressources naturelles sont gérées avec intelligence et économie !

Sur un grand plateau paysage, les enfants manipulent des modules de bois brut et des matériaux aux textures variées. Ils imaginent ensemble un morceau de ville métamorphosé par la nature: grands parcs urbains, cités-jardins, façades végétalisées, jardins sur les toits…

 

Les éléments manipulables sont de différentes natures:

  • Un jeu de construction en bois à grande échelle constitué de différentes formes légères et empilables. Ces pièces définissent les formes urbaines de la ville en construction: quartier de tours au centre d’un grand parc, immeubles bordées de larges avenues plantées, maisons de ville et jardins potagers…
  • Des échantillons colorés de différentes tailles et textures, découpés dans divers matériaux (linoléum, mousse artificielle, plexiglas). Ces matériaux, choisis pour leur pouvoir d’évocation, symbolisent le minéral, le végétal et l’eau.

 

À chaque atelier, les enfants modifient, transforment et font évoluer le paysage de cette ville.

 

Informations pratiques :

Exposition-atelier pour les 7-12 ans à découvrir du 15 septembre au 15 octobre.

- Visite – atelier (2h) animée par les Petits Débrouillards d’Aquitaine

  • pour les scolaires du mardi au vendredi (matin et après-midi)
  • pour les centres de loisirs les mercredis après-midis

 

- Visite – découverte (entre 30 minutes et 1h) pour le grand public proposée par des médiateurs les samedis et dimanches de 14h à 18h ainsi que le jeudi soir de 17h à 20h pendant toute la durée de l’exposition.
Sans inscription.

Renseignements et inscriptions auprès de la Maison écocitoyenne au 05 24 57 65 20 ou maisonecocitoyenne@bordeaux-metropole.fr

Illustration : Jardiner la ville – Copyright Noémie Barral

 

A la découverte des îlots de chaleur et de fraîcheur

Sous le terme méconnu d'îlots de chaleur / îlots de fraîcheur se cachent des notions indispensables à connaître en été, surtout en période de canicule.

Un îlot de chaleur urbain (ICU) se manifeste par une augmentation relative des températures en milieu urbain par rapport à la périphérie plus rurale. Augmentation qui peut également se conjuguer avec celle de la concentration des polluants.

On caractérise souvent l’ICU à l’échelle d’une agglomération en parlant d’un « dôme de chaleur » recouvrant la ville mais c’est aussi un phénomène local qui peut varier d’une rue à l’autre au sein même d’une ville.

ilots de chaleur.jpg

Illustration Alexandre Affonso

 

Avec le réchauffement climatique, les ilots de chaleur urbains seront de plus en plus intenses. Pour atténuer ces effets, il est nécessaire d'entretenir et de créer des ilots de fraicheur urbains (IFU) avec des zones d’eau, des parcs et jardins… Grâce à la présence de l’eau et l'évapotranspiration des végétaux, les températures baissent localement.

Récemment, Bordeaux Métropole a proposé une balade à la découverte des îlots de chaleur et de fraîcheur dans la ville pour mieux comprendre ces phénomènes. Retour sur quelques moments-clés où un expert énergéticien a livré des informations précieuses à connaître :

* Déambulation jusqu'au Miroir d'eauIMG_1135.JPG

- importance de l'eau dans les villes (fontaine, fleuve, etc) pour apporter de l'humidité,

- parallèle avec le phénomène de la transpiration humaine : en s'évaporant, l'eau (la sueur) pompe de l'énergie, de la chaleur, qui diminue alors dans notre corps. 

- info sur le revêtement du miroir d'eau : différence minéral/végétal (à l'aide d'un thermomètre laser, voir la différence de température entre le sol en pavé et le jardin des Lumières). La terre, en "stockant" l'eau, la redistribue dans l'air lors de la transpiration des plantes.

 

* Arrêt Cours du Chapeau Rouge

- info sur les matériaux de construction, leur revêtement et surtout leur couleur. A l'aide d'un thermomètre laser, il a été possible de voir la différence entre un revêtement clair (qui rejette les rayons du soleil) et foncé (qui stocke la chaleur et la redistribue la nuit notamment)


IMG_1144.JPG* Découverte du square Vinet, aux murs végétalisés

Une oasis de fraîcheur avec l'aménagement d'un "recoin" végétalisé au fond du square. 

La végétalisation est la clé des aménagements d’îlots de fraîcheur en milieu urbain. Discussion autour des toits et des murs végétalisés existants, et de leur intégration dans les nouveaux projets urbains de demain

 

* Arrêt à l'Eglise St Pierre

Discussion sur les matériaux de construction et leur capacité d'absorption de la chaleur : la pierre, de par son épaisseur et ses caractéristiques thermiques, absorbe la chaleur sans jamais arriver à saturation.

Les autres matériaux de construction "stockent" la chaleur et la dégage une fois saturé (souvent la nuit). Ils créent un effet tampon.

Info sur l'importance d'une isolation par l'extérieur, qui permet à la chaleur/fraicheur emmagasiné par le bâtiment de rester à l'intérieur (et de ne pas s'échapper à l'air libre)

Info sur l'importance de garder ses fenêtres fermées la journée pour garder la fraicheur (même toute relative) à l'intérieur. Différence entre température réelle et température ressentie : exemple du ventilateur, donnant une "impression" de fraîcheur sans changer la température réelle...

 

* Découverte passage rue des Argentiers

- Focus sur les climatiseurs (visible à l'arrière des bâtiments) et leur rejet d'air chaud dans l'atmosphère. Bien se renseigner sur les pompes à chaleur (autre nom des climatiseurs), leur impact et leur coût (achat et dépense énergétique). Certaines pompes à chaleur sont à double flux, fournissant du chauffage l'hiver.

 

* Fin de la balade dans la rue de la Coquille

- Informations sur l'architecture urbaine (rue étroite et bâtiment haut), facilitant la circulation de l'air et le rafraîchissement "ressenti"

 

Une balade aussi agréable qu'instructive... qui sera certainement proposée à nouveau l'année prochaine !

 

 

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