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Un blog de bordeaux.fr

07/09/2016

Nouvelle exposition temporaire à la Maison écocitoyenne

Du 8 au 25 septembre, la Maison écocitoyenne expose les œuvres de Monica Saint Martin dans le cadre du projet Fluxus Organico. Une réflexion sur l’Argentine, la biodiversité, les OGM… et les flux !

 

Fluxus Organico est le fruit de la rencontre entre les artistes Grofakir (Dunkerque)  et Laurent Chiffoleau (Bordeaux). En décembre 2015 ils réalisent un voyage artistique en Argentine : une boucle de 4 000 kilomètres dans l'objectif final d'assurer la création de véritables « routes culturelles autonomes ». Le projet vise à s'intéresser aux ports comme "plaques tournantes de l'invisible". 

 

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Le deuxième jour de leur voyage, ils rencontrent Monica Saint Martin, artiste argentine qui trouve la source de son œuvre dans l'observation de l'influence des saisons et du temps sur l'espace qu'elle étudie, en donnant une visibilité à un paysage qu'elle ressent au plus profond d'elle-même.

Elle leur raconte alors son histoire. Dans la région de Buenos Aires, sur un territoire grand comme la France littéralement « colonisé » par le maïs OGM, Monica a clôturé une parcelle dans un champ de son mari agriculteur. Sur les 10.000 hectares transgéniques, 10m² sont protégés. Et depuis une dizaine d’années, elle collecte chaque jour ce qui se pose dans cette parcelle vierge de tout OGM.

Et l’on y trouve de tout : des fleurs sauvages, des œufs d’espèces non endémiques ou bien encore les squelettes de tatous qui viennent s’y réfugier pour mourir dans un endroit non contaminé…

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Exposition des œuvres de Monica Saint Martin

Ses œuvres dévoilent toute la matière collectée dans cette parcelle préservée. L’artiste prend en photo les objets puis découpe, peint, dessine, colle puis prend à nouveau en photo ses œuvres pour les imprimer. Ce qui pourrait ressembler à un montage numérique est bien un collage entièrement réalisé à la main. Monica Saint Martin souhaite ainsi interpeller le spectateur sur les problématiques des flux et de l'écologie tout en le sensibilisant sur la source même de son art. Un retour à l'expression personnelle... Un art contemporain loin des marchés et des galeries qui s'approprie paradoxalement les grandes questions contemporaines.

 

Les dix œuvres exposées sur les murs de la Maison écocitoyenne évoquent la mutation, à travers une lecture chronologique mêlant ainsi l'Histoire, la géographie, l'art et les sciences. Cette mutation se traduit aussi bien par l'utilisation des couleurs qu'elles soient chaudes ou froides, pour signifier les saisons, mais aussi les éléments précis de graphiques des données pluviales ou de températures.

 

La mutation aborde aussi poétiquement le cœur même de la situation économique de l'Argentine, avec l'évolution d'un territoire façonné par une agriculture historiquement bovine, devenue le bastion de Monsanto et les OGM (avec des conséquences sur la santé de la population qui commence à se faire sentir). Ce qui touche ainsi à la chronologie même de l'existence de Monica, ressentant sa propre terre, se définissant grâce à la définition de sa région. Elle apporte ainsi une vision à la fois humaine et scientifique, rendant compréhensibles les problématiques écologiques et de développement durable.

 

Cette exposition à voir jusqu’au 24 septembre fait partie du projet Fluxus organico avec une programmation dense à découvrir jusqu’au 7 octobre 2016 à Bordeaux. Projections, débats, happenings, conférence sur le droit des mers, performances artistiques…

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Projection du court-métrage Patagonie LOOP 2016 à la Maison écocitoyenne

Né et résidant à Santiago du Chili, Benjamin Ansaldo travaille essentiellement dans l'hémisphère Sud de la planète (Nouvelle-Zélande, Thailande, Afrique du Sud, etc.). Il est auteur-producteur de courts-métrages et documentaires. Son travail consiste à créer des bibliothèques de base audiovisuelle de ses voyages à travers le monde. De retour chez lui, au pied des montagnes de la Cordillère des Andes, il passe ses longues nuits d'hiver à monter ses documentaires, dans lesquelles il nous montre une nature sauvage et inviolable pour mettre en contraste le développement humain dans des contrées et frontières de territoires où l'action humaine et le développement changent la thématique de ses travaux audiovisuels.

Pour Fluxus Organico, l'artiste nous présentera une vidéo sur la Patagonie sauvage. Contrées sauvages, derniers territoires de la planète où l'homme n'a pas mis les pieds. Des paysages enneigés de l'Amérique du Sud, une nature dans laquelle l'homme n'a pas laissé de traces.

L’ensemble de la programmation de Fluxus Organico à Bordeaux est à découvrir en suivant ce lien.

 

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