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Un blog de bordeaux.fr

13/11/2015

Ce fléau qu'est l'huile de palme

Affiche-Alimenterre.jpgLa Maison écocitoyenne projetait hier soir le film Palme, une huile qui fait tâche dans le cadre du festival Alimenterre. Le débat qui s’en est suivi avec les spectateurs fut étonnamment calme, sans doute étions-nous tous soufflés par ce que nous venions de voir.

L’huile de palme est la chouchoute des industriels qui en mettent partout. Peu coûteuse, elle donne du croustillant aux biscuits et du moelleux aux pâtes à tartiner. On en trouve même dans les cosmétiques qui représentent 20% de son marché !

Pourtant, c’est une véritable catastrophe écologique, sanitaire et humaine. Voici pourquoi :


Un vrai danger pour la santé


L’huile de palme est végétale, pourtant sa structure est proche des graisses animales. Consommée en excès, elle est athérogène, c’est-à-dire qu’elle peut boucher les artères et ainsi provoquer des AVC. Si on recommande de ne pas abuser des graisses animales (beurre, fromage, charcuterie), la vigilance doit être la même pour l’huile de palme, qui en plus se cache partout. Traquons-la pour notre santé !


Une catastrophe écologique

Cultivée de manière intensive, l’huile de palme fait « vivre » 20 millions d’Indonésiens. Mais pour planter des palmiers à huile, il faut faire de la place, et donc on rase la forêt primaire ! En 60 ans, la moitié de cette forêt d’Indonésie a disparu. C’est pourtant l’habitat de certains animaux comme les orangs-outangs qui sont aujourd'hui menacés d’extinction.

Et ce dont le film ne parle pas, ce sont les incendies volontaires, pour accélérer la déforestation, qui ravagent actuellement l’Indonésie. Ils sont hors de contrôle, provoquent l’étouffement de la population et de la biodiversité, et libèrent dans l’atmosphère des doses massives de gaz à effet de serre (plus d'infos dans cet article).

Orang-Outang.jpg



Une menace pour les Indonésiens…

Les exploitants de palmiers à huile pulvérisent massivement leurs surfaces avec du Paraquat, un herbicide surpuissant, interdit dans de nombreux pays. Les jeunes ouvrières agricoles montrées dans le film ne portent pas de masque, ni aucune protection vestimentaire. Pourtant, ce produit est hautement toxique. Il se retrouve ensuite dans les rivières où les villageois ont pour habitude de se baigner et se laver. Le film montre comment les enfants toussent après avoir joué dans la rivière… Rivière qui s’est vidée de ses poissons en quelques années.


… pour un bénéfice très relatif

Les autorités locales se félicitent que les grosses exploitations fournissent les emplois aux petits producteurs de travailler et nourrissent leur famille. Pourtant, des voix commencent à s’élever parmi eux pour dénoncer les pratiques. « Nous ne faisons plus confiance à l’entreprise qui prélève une trop grande partie de nos récoltes. Il nous reste 8€ à la fin du mois pour vivre » raconte l’un de ces petits producteurs, quand le salaire moyen est de 115€ en Indonésie.


Quelles alternatives ?

Loin de s’en tenir à ce constat alarmant, le documentaire propose de nombreuses pistes pour traquer et bannir l’huile de palme dans nos vies quotidiennes avec par exemple :
-    Ce jeune ingénieur qui a ouvert le blog « Vivre sans huile de palme » et partage ses astuces pour la traquer et s’en passer
-    Cet industriel qui remplace l’huile de palme dans sa pâte à tartiner par du beurre de cacao et de l’huile de colza. Son produit est plus cher mais d’une qualité incomparable
-    Ce sénateur, victime d’un AVC, qui propose de taxer l’huile de palme pour limiter son utilisation par les agro-industriels
-    Ce distributeur qui a proscrit l’huile de palme d’une centaine de produits à sa marque sans pour autant augmenter ses prix,
-    Ce maire d’arrondissement à Paris qui expérimente une cantine « sans huile de palme » dans une école primaire. Les enfants mangent des produits frais, cuisinés sur place et ils en redemandent !

Une fois de plus la solution est dans notre consommation. A chacun d’entre d’acheter et de consommer en conscience pour notre santé, celle des Indonésiens, et de notre planète.

Un film à voir et à partager, pour  rester avisés des réalités d’un monde qu’il nous appartient de changer pour le plus grand respect de tous.

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