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Un blog de bordeaux.fr

09/07/2014

« Taste the waste » ou le scandale du gaspillage alimentaire

Taste the waste.jpegDébut juillet, la Maison écocitoyenne s’est transformée en cinéma d’un soir avec la projection du film « Taste the waste – nos poubelles passent à table ». Ce film de Valentin Thurn, produit en 2011 par Thurn Filmgbr et Schnittstelle Film, présente une enquête sur le gaspillage alimentaire à travers différents pays : le Japon, les Etats-Unis, l’Allemagne et la France.

Partout, le constat reste le même : la plupart des productions alimentaires sont directement jetées sans avoir été proposées à la vente. Le calibrage et l’apparence des fruits et légumes imposés par les normes internationales y sont pour beaucoup.

Dans une plantation de pommes de terre, par exemple, ce sont 40 à 50% de la récolte qui est laissée de côté. Les patates ne sont pas commercialisables, elles sont trop petites ou trop grosses ou pas assez rondes. Les fruits et légumes sont soumis à des tests de « qualité » qui peuvent paraître absurdes : des ordinateurs et des examens aux rayons X vérifient la bonne couleur et la bonne rondeur de tomates produites toute l’année, la non-courbure de concombres, etc. Chaque produit d’une même catégorie de fruits et légumes doit ressembler à ses pairs. L’esthétique prime sur la qualité nutritionnelle.

Et même, lorsque les aliments atteignent enfin le supermarché, ce n’est pas gagné ! Pour un supermarché moyen, ce sont 500 à 600 tonnes de produits jetés. Parmi eux, certains n’ont pas encore atteint leur date de validité. La société de consommation fait que, lorsqu’une livraison arrive, les produits non vendus de la dernière fournée partent à la poubelle, périmés ou non. Par jour, ce seraient 45 kilos de denrées encore comestibles qui seraient gaspillées.

taste-waste.jpg

Heureusement, tout espoir n’est pas perdu pour notre planète. Certains ont trouvé des parades pour éviter ce grand gaspillage. Pour ne pas jeter les aliments non-calibrés pour la vente en grande surface, certains agriculteurs offrent les produits laissés dans les champs à ceux qui les veulent. Des deux côtés, on assiste à un respect mutuel : les producteurs laissent leur plantation à disposition des « cueilleurs » de « déchets » et ces derniers ne ramassent que ce qui est tombé au sol et non-vendable.

Aux États-Unis, des marchés bio locavores prolifèrent dans tout le pays. Pour 50 cents, les consommateurs peuvent acheter autant de fruits et légumes de saison non-calibrés qu’ils le souhaitent. Grâce à cette démarche citoyenne, beaucoup ont réappris à manger sain et local.

Laissée à l’abandon, la décomposition de tout ce qui est organique produit 15% du méthane rejeté dans l’atmosphère et contribue à la destruction de la couche d’ozone. C’est pourquoi, en Europe, certaines entreprises en ont fait leur crédo. Elles récupèrent et trient les déchets des supermarchés pour produire de l’électricité. Chauffés, ils produisent du gaz qui peut alimenter des commerces ou des petites villes.

Bonnes pratiques.jpgUn film qui nous fait prendre conscience de notre destruction active de la planète mais pas seulement. Il se termine avec une phrase choc: « avec ce qui est jeté en Europe et en Amérique du Nord, on pourrait nourrir les affamés du monde… 3 fois ! ». Ce long métrage ne se veut pas moralisateur mais éveilleur de consciences.

La Maison écocitoyenne reprogrammera sous peu de nouvelles projections. D’ici là, vous pouvez approfondir le sujet et retrouver quelques astuces pour lutter contre le gaspillage alimentaire chez vous dans notre exposition « Les yeux plus gros qu’le ventre » et dans notre livret de bonnes pratiques !

Commentaires

Pour avoir vu ce film, je l'ai trouvé assez "choquant" dans le sens où au jour le jour on ne se rend pas compte de l'impact de notre société sur l'environnement et de certaines actions de grands groupes. A la fin on se retrouve écoeuré d'une certaine façon et on en sort "grandi" avec la volonté de faire en sorte, à son échelle, de lutter pour son environnement.

Écrit par : Antoine | 10/07/2014

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